Playmates on the run : Interview sur Street Mag


ROMANTISME ET DECADENCE

     

Quand la frêle anglaise croise la route d'un DJ déjanté, ça donne, contre toute attente, une osmose parfaite.

     

Rencontre avec Pits des Playmates on the run

     

 

     

Playmates on the run c'est  ?
       
Le fruit d'une rencontre entre Gàli, alias Felicity, une anglaise qui vit en France depuis l' âge de six ans, et un dj, Pits, alias jean-philippe.
      On s'est rencontré par hasard en 2003 à Nice. Je cherchais une chanteuse trip hop électro et j'ai tout de suite flashé sur sa voix au timbre assez spécial. Sur ses textes aussi. Elle compose et écrit depuis l' âge de 14 ans. D'ailleurs avant d' être chanteuse, son rêve est d'ètre écrivain.

     

On nous qualifie de groupe romantico trash urbain. Ça nous correspond bien, cette vision de romantiques décadents. On est un peu blanc et noir. Felicity apporte son coté romantique, féerique, un peu fragile et moi mon coté hardcore, plus sombre. On se complète bien.

     

Qu'est ce que le tripcore ?
  Notre musique est un mélange de trip hop assez calme, dans l'ambiance de Portishead, Massive Attack avec des morceaux aux sonorités plus péchues, limite hardcore. Le tripcore comme on l'appelle. Mais pour donner un nom plus exact on fait de l'électroclash.

     

La musique c'est indispensable?
  La musique m'a toujours nourri. Elle est un peu comme un jardin secret au milieu d'un monde qui tourne pas très rond. Un moyen de canaliser ses énergies, de se retrouver, se dévoiler aussi et de passer ses nerfs. Bref, la meilleur façon de trouver un équilibre. Je ne pourrais pas vivre sans elle, sans la création.

     

Votre ligne de conduite?
  La sincérité. De toujours être intègre vis à vis de ce que l'on fait, sans essayer de se donner un rôle que ce soit dans la musique ou dans la vie.

     

Un de vos morceaux a été retenu pour la musique d'un film...
  Pour la BO d'un long métrage canadien "Pain Killer" réalisé par John Fallon et qui sera présenté au prochain festival du cinéma de Barcelone. Cela faisait un an que la maison de production Movie Seals, un boite indépendante qui commence a bien marcher au canada, cherchait un groupe pour son film quand il nous ont trouvé par hasard sur internet.
  C'est vrai qu'on a très envie aussi de composer pour le cinéma.

     

Qu'écoutez vous en ce moment ?
     
Kap bambino, de l'électroclash dans notes style, et aussi Radiohead et punish yourself. Dans un monde qui nous façonne à écouter des groupes qui remplissent les caisses des majors, c'est interessant de savoir ce qui se passe à coté. Heureusement, la scène alternative en France est en train de reprendre un envol. Internet a changé pas mal de choses en permettant à des petits groupes de se faire connaître.

     

Les projets de Playmates on the run ?
  On va essayer de trouver un label et puis, tout simplement, on va continuer les concerts. On commence à avoir des dates vraiment intéressantes, tant en France qu'en Europe.
  On prépare aussi notre deuxième album "Point blanc come back" en autoproduction.

     

Laurence Guidicelli - Street Mag

  
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Playmates on the run

Note moyenne : 10 / 10
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